
Ca fait maintenant deux jours que j'essaie de lui écrire mais je ne peux pas. Je pleure et mes pensées sont tristes.
Je me souviens d'un jour où nous étions tous les deux assis l'un à côté de l'autre sur les bancs de cette église. Nous étions a l'enterrement d'une Mamie chère à notre cœur. Valérie nous comptait les histoires de notre enfance avec les odeurs de tartes et le goût sucré des confitures.
J'étais effondrée. Et Papy était là, à côté de moi, à me raconter des bêtises pour me faire rire ... Il me disait que ça servait à rien de pleurer et qu'il fallait penser qu'après tout ça on allait bien manger ! Quelle dérision, il était parvenu à me faire rire dans ma tristesse. Il me regardait de son air malicieux avec son béret sur les genoux et n'attendait qu'une chose, c'est que tout ca se termine pour continuer d'avancer ...
Mais voilà, je suis ici aujourd'hui et je pleure. Il n'est plus là pour me raconter ses blagues et tout prendre à la rigolade. Tu me manques Papy. Il était pas prévu pour la petite fille que je suis que tu partirais un jour, que tu me laisserais avec ma peine inconsolable.
Je voulais t'écrire la lettre drôle que tu attendais, celle qui dit que l'on continue d'avancer coûte que coûte et puis qu'on va bien manger après ! J'aurai tellement aimé avoir ce courage là, surmonter cette douleur avec ton humour et ne pas laisser les larmes m'envahir.
Donnes-moi encore un peu de temps Papy, je vais y arriver !
Maintenant il y a une chose dont je suis sure, c'est que tu fais bien rigoler les Anges qui sont avec toi ... sacré Papy !